La bibliographie est composée du nom ou des noms de l’auteur.e, le titre du livre, la ville de la maison d’édition, la maison d’édition, l’année de parution (en français).

François Chatelet, Périclès et son siècle, Paris, Editions Complexe, 1990

Le philosophe raconte dans cet ouvrage entre histoire et philosophie la naissance de la démocratie athénienne.

Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, Paris, Le livre de Poche, 1996

Dans son autobiographie, le militant sud-africain raconte son apprentissage de la démocratie au travers de ses premiers engagements contre les politiques racistes du gouvernement sud-africain, des discussions au sein de son parti l’ANC, puis avec ses camarades durant ses 27 années de prison. Il raconte aussi la sortie et le choix du combattant armé Mandela de prôner la réconciliation. Parcours individuel et collectif, cet écrit est une mine d’enseignements pour qui réfléchit sur le conflit et le faire ensemble en démocratie.

 

Jacques Rancière, La haine de la démocratie, Paris, La Fabrique, 2005

Ecrit à la suite du référendum sur la constitution européenne de 2005, dans cet ouvrage philosophique, l’auteur met au jour la façon dont les « élites » ou les « oligarques » discourent sur la mise en danger de la démocratie et crient en fait aux dangers de la démocratie. Selon ces élites, le peuple n’a pas la capacité à se diriger lui-même, il a tendance à verser du côté du sensationnalisme et du simplisme. Rancière dresse aussi un parcours où il explique les mésententes autour du mot de démocratie, il distingue ainsi la démocratie de la République, de l’État et ses formes de représentation. Il insiste pour qu’on ne confonde pas la démocratie avec une forme juridique et/ou étatique. Cela signifie que démocratie n’est équivalent à « démocratie représentative » ou « démocratie directe… Selon lui la démocratie est d’un part la réalisation de l’égalité réelle et immédiate, de l’autre, la remise en cause permanente de l’oligarchie qui gouverne. Traduit autrement, là où les élités voient un danger pour et de la démocratie, Rancière y voit sa vitalité.

  

Howard Zinn, Désobéissance civile et démocratie, 2010, Marseille, Agone.

L’historien étasunien retrace dans cet ouvrage plusieurs moments de son histoire où des citoyens ont refusé d’être « passifs, obéissants et consentants ». Contre la guerre du Vietnam, pour la liberté d’expression ou en faveur d’une justice qui soit la même pour tous, le livre offre un panel d’outils démocratiques dont peuvent se servir ceux à qui on refuse le droit à la démocratie.